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Une citation:
François Mitterrand |
Aujourd'hui, au sortir de cette campagne municipale
il me paraît intéressant de relire ce texte sous l'éclairage de cette dernière campagne des municipales…
Les parties en rouge sont des essais de réponse ou
de commentaires.
Les parties en couleur noires sont des extraits du
texte écrit en 2006.
Si on se réfère à l’étymologie, la politique est tout aussi bien « la science qui permet de gouverner un État, que l’art de le gouverner ».
D'un point de vue aussi bien scientifique qu'artistique, pratiquer la politique, c'est gouverner. Gouverner c'est diriger les affaires publiques. Quand on gouverne on détient et on pratique le pouvoir politique. Détenir le pouvoir politique ne doit pas faire oublier que gouverner c'est prévoir ; non pas prévoir pour quelques-uns, mais prévoir en direction de la cité toute entière !
Ce qu'il faut absolument éviter c'est de régner (au nom de la politique). Régner pendant des décennies, régner sur plusieurs générations, en roi absolu.
Le roi n'administre pas, le roi ne gouverne pas, il ne décide pas. Le roi règne. Le roi fait valoir son ascendance sur ses sujets. Par conséquent tout ce que le roi fait devient la norme ! « C'est bon puisque c'est le roi qui a décidé... ».
Comment faire la différence entre un roi et un élu de la république ?
Le roi n'a pas de projet, le roi n'a pas de programme. Le roi n'a pas besoin de réfléchir, le roi n’a qu'un seul souci : comment durer pour ses intérêts personnels. Ses intérêts personnels dépendent aussi des intérêts de sa proche cour, de son premier cercle, des initiés. Le roi doit satisfaire ses initiés, bien entendu aux dépens des autres sujets. Le roi exige de ses sujets toutes les conditions pour que ses intérêts personnels et ses conditions de vie soient les meilleurs. Les sujets du roi lui doivent soumission et allégeance. On a peur du roi ! On doit avoir peur du roi, telle est la culture en royauté. Le roi pratique des représailles sur ses sujets, comme bon lui semble. Le roi interdit, le roi manipule, le roi promet l’irréalisable, le roi manœuvre... Si on n'a pas peur du roi, alors le roi fera en sorte qu'on ait peur de lui. Il a plus d'une invention dans son sac. Le roi fera en sorte que vous ayez toujours faim. Le roi vous tient… Et vous tenez à votre roi ! Il serait bon d'étudier ce syndrome...
L'élu de la république est celui qui a un projet, un programme. L'élu de la république n'a qu’un seul souci : les intérêts communs. L'élu de la république est à la disposition des citoyens, il est exigeant envers lui-même afin d'obtenir ce qu'il y a de meilleur pour la cité dont il est responsable. Il suscite le respect. Il y a un cadre de valeur qu’il ne transgressera jamais. On n'a pas peur de l'élu de la république ! On ne doit pas avoir peur de l'élu de la république. L'élu de la république ne pratique aucunes représailles sur les citoyens. L'élu de la république n'interdit pas de vivre la devise républicaine. Il n’interdit pas de s'informer en toute liberté, il est soucieux de l'égalité et favorise la fraternité.
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec certaines pratiques d'aujourd'hui ne serait que pure coïncidence »
La science étant l’ensemble des connaissances ayant un objet déterminé et l’art l’application des facultés de l'homme à la réalisation d'une conception. Vouloir raisonner de manière cloisonnée, conduit vers un équilibre incertain. La politique doit-elle être considérée comme un art, comme une science ou comme la résultante de l’art et de la science ? Vouloir apporter une réponse à cette question, c’est accepter de s’en poser d’autres. Structurellement qu’est-ce que la politique ? Un chef, des groupes, des militants ou des citoyens avec des besoins ?
Le chef.
Qui est-il ? Quel est son projet, ses valeurs, sa conception de l’autorité et du pouvoir ? Où place t-il ses intérêts ? Est-il à son service ou au service de ses concitoyens ? Sur quoi repose sa relation avec les autres… ?
Le chef devrait être ce candidat républicain. Celui qui a un projet pour la cité et des valeurs républicaines éprouvées. Il devrait avoir une conception de l'autorité et du pouvoir convoquant ces attitudes qui garantissent en toutes circonstances : la liberté de chacun, l'égalité et la fraternité.
Ce qu'il faut absolument éviter c'est ce chef dictateur, ce roitelet. Celui-là même qui n'a aucun projet et qui puise ses valeurs chez les sans foi-ni-loi. Celui-là même qui conçoit l'autorité et le pouvoir comme des moyens personnels pour asservir ses sujets. Celui qui utilise la devise républicaine comme marchepied. Celui qui vous donne l'ordre de fermer votre porte à tout autre candidat que lui-même ; et par là même vous retire ce que la république vous a garanti : La liberté. Celui-là même qui s'immisce dans vos affaires familiales pour créer la zizanie afin qu'il puisse en retirer des bénéfices personnels. Celui-là même qui flatte les plus bas instincts et qui promet l'irréalisable. Celui-là même qui est prêt à aller à l'encontre de l'intérêt général, et faire des promesses qui ne seront jamais tenues, voire brader le bien commun. Celui-là même qui vous a confisqué votre liberté et votre dignité ; ces ennemis de la démocratie. Celui qui entraîne toute une société dans des dérives...
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec des pratiques connues ne serait que pure coïncidence »
Les groupes.
A qui ou à quoi rendent-ils service ? Sur qui ou sur quoi agissent-ils ? Quel est le but des groupes ?
Les groupes devraient être ces personnes soucieuses du bien de la cité. L'objectif de chacun des membres de groupes devrait être « rendre service à la cité, apporter sa contribution ». Pour atteindre cet objectif il devrait consolider les mentalités et n'avoir pour but que l'intérêt général.
Les groupes ne devraient jamais être ces ensembles de personnes qui n'ont qu'un seul objectif : « défendre leur bout de gras ».
Toujours se méfier de ces ensembles de personnes qui se regardent les uns les autres en chiens de faïence ; et qui se disent les plus forts car ils vont bien finir tôt ou tard par avoir l'autre...
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec des pratiques connues ne serait que pure coïncidence »
Les militants.
Qui sont-ils ? Quels sont les intérêts activés ? Personnels, pour les autres ou pour l’institution ? Quel est leur degré de contamination (au sens transactionnel) ? Qu’est-ce qui les relie à leurs chefs (de groupe et ou suprême) ?
Les militants sont ces ensembles de personnes qui partagent un objectif commun : « l'intérêt général ». Ces personnes qui n'ont qu'un seul but faire triompher la devise républicaine. Les militants sont toutes ces personnes qui s'investissent pour l'institution.
Ce qu'il faut absolument éviter ce sont ces pseudos militants qui utilisent la démocratie comme marchepied pour satisfaire leurs intérêts personnels. Ces personnes sont généralement liées à leur chef corvéable à merci. Tout ce que demande le chef est à faire sans se poser de questions. Les intérêts personnels sont si importants...
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec des pratiques connues ne serait que pure coïncidence »
Les citoyens.
Que sont-ils devenus ? Sont-ils des votants scientifiquement programmés ou artistiquement influencés ?
Les citoyens sont désabusés. Ils se sentent manipulés.
Ce qu'il faut absolument éviter c'est de devenir des citoyens fatalistes, contaminés, programmés, influencés. La conséquence est de devenir les complices par notre vote qui donne caution au chef indigne.
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec des pratiques connues ne serait que pure coïncidence »
Ce questionnement nous amène dans « la cour des grands ». Dans la cour du chef ! Ce qui s’y joue s’appelle « la politique » ! Au regard de tous les moyens mobilisés (en permanence), pour mettre en œuvre cette politique, la question « est-ce de l’art ou de la science », reste délicate car difficile à trancher.
Les moyens mobilisés par celui qui se positionne comme étant le chef doit nous permettre de le caractériser. En effet, celui qui ne recule devant rien (acheter les consciences, faire preuve d'incohérence, contourner la loi, faire pression, manœuvrer etc.) peut-il être ce futur élu de la république ?
Ne jamais oublier que tout ce qu'il a investi doit lui revenir au centuple. La seule caisse pour lui, reste la caisse de la cité... Il trouvera toujours un moyen, qu'il va toujours chercher (et très souvent arriver) à justifier, pour atteindre ces objectifs.
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec des pratiques connues ne serait que pure coïncidence »
Un concept-valise : le chaos ! Ce concept est partagé par une trop grande majorité des candidats. Le chaos est devenu un fait, pour les contaminés que nous sommes ! A la place du rêve ils ont préféré la peur. C’est tellement plus facilitateur… La théorie du chaos c’est « une science qui s’applique aux systèmes à comportements imprévisibles, mais où les composantes sont gouvernées ». Dans le cas de la politique, système à comportement imprévisible, force est de constater que tout le processus est géré, gouverné. Géré dans le temps et dans l’espace. Géré jusqu’au « cœur » du citoyen…
Observons nos candidats à l’œuvre, la science et l’art sont en synergie ! Mais au profit de qui ? Profit pour soit même, pour les autres, pour l’institution ou peut être pour le monde ? Restons vigilant…
Ces dernières municipales ont été très certainement l'occasion d'observer ces candidats à l'œuvre et de constater que la science et l'art sont en synergie. Trop souvent, malheureusement, toute cette mise en scène reste au profit de l'intérêt du chef, de son groupe et de ses «militants »...
N. D. L. R. : « toute ressemblance avec des pratiques connues ne serait que pure coïncidence »
On ne construit pas sur la peur. Quand on nous dit « qu’il n’appartient pas aux politiques de faire rêver », je sollicite l’honnêteté intellectuelle. L’objectif du politique n’est pas de construire du rêve, mais l’action politique doit permettre et favoriser le rêve ! Portons attention à ce principe de réalité ; le rêve fédère le rêve structure. Une société qui ne rêve plus est une société qui se désagrège, une société qui meurt !
En France, la campagne présidentielle est ouverte, quoiqu’on en dise. Soyons tous observateur et posons-nous ces questions. Elles vont nous aider à la décision le temps venu. Il faut s’intéresser à la politique ! Il faut s’informer pour garder son esprit critique et surtout ne pas hésiter à faire valoir ses opinions (dans une démocratie c’est la moindre des choses…)
Oui, une société doit savoir rêver ! Quelle est la place du rêve dans la société qui est la nôtre ?
La réponse devrait nous amener à nous réapproprier les affaires de nos cités... Du rêve ?
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