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Une citation:
François Mitterrand |
J'ai été candidat parce que vous avez été appelés le 9 mars 2008 pour mettre fin à un cycle de 21 ans qui vous paraissait devoir se terminer. C'était un sentiment très fort jusqu'en milieu de campagne. Après avoir mûrement réfléchi, je vous ai proposé ma candidature et mon engagement pour les Avirons. C'est en homme d'expérience et de conviction que je me suis présenté à vous.
En effet, j'ai été élu de 1987 à 1995 sur la liste du maire sortant au poste de deuxième adjoint, ce qui m'a permis de capitaliser l'expérience nécessaire en matière de gestion municipale.
Durant ces huit années j'ai dû faire le choix du pilotage de projets importants pour la commune, très souvent en direct, trop souvent seul. Tantôt pour cadrer les choses, tantôt pour impulser les projets, tantôt pour empêcher l'irréparable ou l’inacceptable ! Mes convictions et ma ligne de conduite ont guidé mon action au profit des Avirons, au profit des Avironnais ! C'est à ce prix que durant mes mandats bon nombre de projets ont pu devenir réalités et bon nombre d'erreurs ont pu être évitées.
En 1995, fort de mes convictions, et devant l'allure de la situation, mon départ s'est imposé !
En effet, le projet de gestion et d'expédition des affaires courantes du candidat Dennemont n'était pas de nature suffisante pour susciter mon adhésion. Ma conviction, doublée de l'idée qui est la mienne de l'action publique me l'interdisait. Les élus, me semble-t-il, ont pour mission la politique globale de la cité ; politique pour et avec les citoyens. Gérer c'est prévoir, gérer c'est anticiper...
Après mon départ, j'ai agi en honnête citoyen respectueux de la démocratie. Une équipe ayant été missionnée par le peuple pour mettre en œuvre un projet, le projet du maire sortant…
Quoi qu'on puisse en dire il avait toute la légitimité pour le faire. Conformément à mon engagement de ne jamais mettre en difficulté quiconque qui aurait pour projet le développement des Avirons, je n'ai jamais été celui qui entrave mais toujours celui qui apporte sa contribution pour que l'intérêt général triomphe. J'ai décidé dans l'attente de ce que l'on m'avait promis pour les Avirons : « de la compétence au service de la cité ! ». Je n'ai jamais rien demandé pour moi ou pour les miens mais toujours pour les autres pour la cité et ses habitants. Depuis mon départ j'ai attendu. J'attendais de manière active…
Force est de constater que cette posture d'attente, même active, n'avait plus de sens. J'aurais pu attendre encore longtemps et notre commune à atteindre le point de non-retour, ce point vers lequel nous tendons…
Je vous ai proposé mes compétences pour accompagner les Avirons sur le chemin de sa destinée ; et redonner du sens à l'action politique. C'était aussi par devoir que je vous ai fait cette offre ; pour répondre à cette nécessité de changement. Il fallait sortir notre commune de sa léthargie pour qu'elle retrouve enfin la voie du développement. Cette léthargie a été imposée par la municipalité en place. Cette léthargie était subie par les habitants ! Il était devenu impossible de sortir nos responsables politiques de cet état de sommeil profond dans lequel les fonctions politiques même semblaient suspendues !
La cause de tous ces maux c'était l'absence totale de politique cohérente et globale.
La population ne cessait de croître et les services ne suivaient pas !
Le constat était sans appel !
Notre réseau routier était resté le même alors que le nombre d'habitants allait vers le doublement. La circulation n'était plus possible dans ce que l'on devait appeler «le centre-ville ».
Bon nombre d'artisans et d'éleveurs nous avaient déjà quittés par manque de conditions pour pratiquer leur activité sur le territoire. Avec eux les recettes au titre de la taxe professionnelle nous quittaient...
Nos agriculteurs ne savaient plus comment envisager l'avenir. Il m'a fallu dénoncer le manque de responsabilité dans la gestion du basculement de l'eau d'Est en Ouest (l'antenne huit). Rien ne pouvait expliquer pourquoi nous étions là encore « les oubliés ». Comment expliquer que cette denrée vitale devait rester aux portes de notre commune ? Au non de quoi ? Refuser l'eau sur son territoire était à mes yeux faire preuve d'irresponsabilité !
J'étais particulièrement en colère et non résigné d'apprendre que nos enfants auraient dû être scolarisés dans une commune voisine, à l’Étang-Salé, dans un collège appelé intercommunal pour la circonstance. J'étais atterré par ce projet bricolé en catimini dans le cadre de la campagne, projet qui allait faire de notre école maternelle du centre l'école la plus dense de France. Six classes supplémentaires sur ce petit bout de cours de récréation étaient prévues. Cela me paraissait totalement inadmissible quand on connaît l'objectif de l'école maternelle qui reste avant toute chose la socialisation des enfants ! J'ai eu honte d'entendre les concepteurs dire que les enfants handicapés allaient devoir rester à l'étage...
Il paraîtrait que ce projet aurait disparu depuis...(Finalement ce projet est revenu, puisqu'ils ont vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué... comme d'habitude....)
Constater que nous sommes la seule commune à ne pas bénéficier de la fonction de désenclavement de la route des tamarins traversant notre territoire, sans même nous considérer, me laissait sans voix…
Connaissant la problématique de la circulation aux Avirons, cette route aurait été la bouée et de tous les sauvetages. On avait là l'occasion de fluidifier la circulation au centre-ville avec une ouverture sur un axe majeur (tellement de bénéfices pour le développement futur...). C'était aussi l'occasion d'ouvrir un lotissement de plus de 600 habitants placé dans un cul-de-sac. Le lotissement y aurait gagné en termes de circulation, mais aussi et surtout en termes de sécurité.
Je ne pouvais pas admettre l'abandon de certains quartiers au nom de la politique politicienne. Je ne m'expliquais pas l'absence de politique culturelle et sportive visible, lisible et cohérente. Je ne comprenais pas le cloisonnement des associations. Je n'acceptais pas de voir négliger le potentiel touristique du Tévelave. Je n'acceptais pas non plus l'adage du maire « vivons cachés pour vivre heureux »…
C'est pour toutes ces raisons que j'ai été candidat. Personne ne fuira devant
l'histoire...
Il va falloir rendre des comptes, personnellement je répondrai présent, la tête haute !!
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