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Une citation:
François Mitterrand |
Lettre N°1 / Page 1
Respecter le verdict des urnes c’est honorer la démocratie !
S’asseoir sur ses convictions c’est honorer ses intérêts personnels...
JG
Chers amis,
Comme vous l’avez pu constater j’ai été interdit de parution dans le magazine municipal des Avirons. Plusieurs questions doivent nous interpeller…
Ce droit de parution existe depuis 2002, cette « offre » est restée sans réponse jusqu’à « ce jour », alors pourquoi ? Pourquoi refuser aujourd’hui une demande de parution faite en bonne et due forme ? La culture démocratique aurait-elle disparue aux Avirons ; ou alors, devrions-nous conclure que sa pratique soudaine surprend ou dérange ?
La démocratie exige la contradiction, le questionnement, l’expression de points de vue différents… La liberté d’expression ne doit souffrir d’aucune manœuvre, d’aucune pression !
Lors du conseil municipal concernant cette affaire, j’ai personnellement questionné le Maire, en sa qualité de directeur de publication, sur les contraintes qu’il m’imposait pour l’élaboration de mon article. Sa réponse fut « aucune » ; avant de me préciser, avec malice, que « si vous écrivez trop fin personne ne lira ! ». J’attendais comme réponse plutôt des précisions sur la ligne et la charte éditoriale, mais non, aucune limitation ou presque…
Fort de ces précisions je rédige mon texte et je le soumets à la publication en respectant la date, qui elle m’a été imposée. Le 10 novembre je reçois un courrier recommandé avec accusé réception (signé par le Maire) pour me dire que je dois partager l’espace avec le groupe conduit par M. Eric Ferrère ! Que j’aurais dû demeurer informatif et général ! Que mon article n’est pas en rapport avec les affaires de la commune !! Aussi, me dit-il, « en ma qualité de directeur de la publication, je m’oppose à la publication dudit article » … Attention danger … ! Il y a des limites à ne pas franchir !
La démocratie ne doit en aucune manière accepter le bâillon ! Le démocrate que je suis n’acceptera jamais d’être bâillonné, jamais! Pour faire face à cette attitude déplorable, avec mes amis, je me suis donné les moyens pour vous faire part, à compter de ce jour, de mes opinions, de mes arguments de mes récits relatifs à la commune, telle est ma définition de la communication politique.
Ci-dessous le texte incriminé :
En mars, je vous ai proposé de nous mettre tous ensemble pour sortir les Avirons de cette léthargie qu’est venue troubler l’espace d’un instant, la campagne électorale. J'ai mené ma campagne, dans le cadre des valeurs qui sont les miennes, votre choix je le respecte…Je remercie toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné leur confiance. Ensemble nous composons aujourd’hui cette force qui pourra se présenter la tête haute aux inévitables rendez-vous de demain. Personne ne pourra se soustraire à la convocation de l’Histoire, même locale… Tous nous devrons répondre, le moment venu, à ces graves questions « qu’avez-vous fait de votre pouvoir d’agir ?», « qu’avez-vous fait de tout ce temps ? ». Durer en politique n’est pas un objectif. Il faut du temps pour accomplir, mais il faut surtout accomplir à temps. A peine l’élection terminée que mes craintes, se justifient. Que sont devenues toutes ces agitations et promesses de campagne ? Peut-on aller au-delà de la victoire des uns ou de la défaite des autres ?
Des faits qui interpellent : Ce conseil municipal missionné en mars n’a jamais pu débattre de ses propres orientations budgétaires ! Cette assemblée n’a jamais eu la responsabilité d’élaborer son propre budget primitif ! Quel est alors le rôle assigné à cette nouvelle majorité ? On retire de l’ordre du jour du conseil municipal des articles au dernier moment ! On annonce des échéanciers qui ne sont jamais tenus, mais l’objectif « faire illusion » est toujours réalisé… On combat l’opposition mais on s’approprie ses projets !
Des choix inacceptables : Je n’aurai jamais accepté de placer les élèves du primaire et de la maternelle dans ces environnements polluants et néfastes à l’apprentissage et à la santé ; c’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu ! Des solutions existent, c’est un problème de considération et de volonté politique ! On n’a pas le droit « d’étiqueter » des enfants en difficulté scolaire en les nommant de fait « les enfants du mercredi », d’autres solutions existent il faut se remuer les méninges…. Placer une médiathèque et une mini-crèche dans un lieu où les problèmes de circulation et de stationnement sont déjà exacerbés par les activités existantes, est la preuve s’il en était besoin que l’approche, les outils et les moyens ne sont pas adéquats. Les contraintes d’aujourd’hui sont les conséquences des attitudes d’hier, les attitudes d’aujourd’hui génèrent les contraintes de demain…
Jacky Grondin conseiller municipal de l’opposition
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