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Une citation:
François Mitterrand |
Chers amis,
Vous avez tous reçu le magazine municipal et vous avez pu lire que je n’ai pas envoyé d’article. Une fois de plus je vous le redis je suis d’une part sous le coup d’une interdiction de parution et d’autre part, la condition pour y figurer est au-delà de mes valeurs. Nous ne sommes pas en Royauté aux Avirons mais bel et bien en République, n’en déplaise à certains ! La pratique démocratique retrouvée depuis 2008 contribue à améliorer quelque peu la construction de la cité et je m’en félicite. Cette fois-ci j’ai souhaité que cette lettre soit largement consacrée à vous rendre compte des principaux points du dernier conseil municipal. Je profite de cette occasion pour remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné leur soutien et qui m’ont fait part de leurs inquiétudes quant aux « aberrations » trop souvent constatées. Je vous invite à persévérer dans cette démarche d’échanges directs ou par courriels interposés, cette posture de résistance est à l’image de la situation à changer. L’impact de ma mission ne serait que limité si vous me laissez seul à me battre ; mais ensemble nous pouvons redonner à la cité Avironnaise toutes les raisons d’espérer ...
A bientôt.
Démission d’un conseiller municipal (Affaire N°1)
Suite à une nouvelle démission d’un conseiller municipal de la liste conduite par M. Ferrère, très rapidement, une fois de plus sans aucun accueil républicain, le Maire déclare installer la nouvelle conseillère. L’assemblée doit en prendre acte…
Rectification du procès-verbal (Affaire N°2)
Conformément au règlement intérieur le procès-verbal de la séance précédente est mis aux voix. Le PV, doit rendre compte des débats et permettre la compréhension des décisions des membres du conseil.
Avant le passage au vote, j’ai demandé et obtenu la rectification du procès-verbal de la séance concernant l’affaire des travaux de protection de la route des Tamarins.
En effet, dans le cadre de la séance du 27 mars le Maire a informé le conseil municipal de la nécessité d’engager des travaux de déviation des eaux pluviales sur le Chemin Pavé pour protéger la route des Tamarins. La commune doit mettre en œuvre à cet effet un réseau de buses pour dévier l’eau vers la Ravine du Ruisseau. L’enveloppe financière prévisionnelle affectée est de 426 807 € !
J’ai dû intervenir et redire clairement mon point de vue concernant cette affaire, afin de rétablir les faits et de les faire consigner sans altération au procès-verbal !
« Le procès-verbal rédigé ne reflète ni les échanges que nous avons eu et encore moins les raisons qui m’ont conduit à voter contre cette opération. »
Dans le cadre de son argumentation lors de la séance précédente, le Maire a dit que « la Région a pratiquement mis la commune en demeure de réaliser des travaux de protection de la Route des Tamarins ». Cette déclaration a de quoi nous interpeller ! Personnellement j’hallucine… « Pourquoi reviendrait-il à la commune de payer ces travaux qui auraient dû faire l’objet d’études dans le cadre de la conception même du projet de la route? » Ma position est d’autant plus justifiée que la route des Tamarins traverse notre commune sans nous desservir, ce qui a permis à la Région d’économiser un échangeur, et aux Avironnais de perdre l’aubaine de la route. A cette remarque le Maire a rétorqué qu’il ne fallait pas tout mélanger car la connexion des Avirons à la route des Tamarins a été supprimée à sa demande.
L’histoire retiendra ! Cette plaie est non cicatrisable...
Pour conclure, j’ai déclaré que je voterai contre ce projet car j’estime qu’il est inadmissible d’impacter, une fois de plus, le budget de la ville pour des travaux qui ne nous incombent pas et que le financement de la protection de cet ouvrage devrait être totalement supporté par la Région... Ces 427000€ (avant avenants…) devraient être affectés aux nombreux projets en souffrance sur notre territoire et donc aller directement au profit de nos administrés, qui par ailleurs, ont déjà contribué au programme de la route des Tamarins comme tous les contribuables de la Réunion…
Après avoir écouté ma requête, le Maire s’est engagé à modifier le PV dans le sens de ma demande. « Compte tenu » de son engagement le reste du PV a été mis au vote. Une relecture de la partie concernant cette affaire doit être faite lors du prochain conseil municipal…
De la lumière au Bois-de-Nèfles-Cadet ? (Affaire N°4)
Dans ma lettre du mois d’avril je dénonçais les carences de l’éclairage public du Bois-de-Nèfles-Cadet qui perdurent depuis 2003.
J’ai été agréablement surpris de pouvoir échanger avec le représentant de la SODEGIS qui a été invité pour la circonstance. Son intervention avait pour but, entre autre, de nous présenter comment il est envisagé de « régler les contentieux sur les dysfonctionnements de l’éclairage public » de la ZAC : Un 5ème avenant à la concession signé pour la première fois en 1999:
Un énième délai supplémentaire de 2 ans...
« Si on s’appuie sur l’efficacité des délais accordés depuis 2003 dans le but de régler cette carence, pensez-vous que deux années supplémentaires seront suffisantes ? ». La réponse apportée m’a laissé perplexe quant à l’efficience de cette démarche. J’ai fait une proposition : « Il serait préférable de changer le matériel en cause au lieu d’attendre encore et encore une expertise dont la conclusion est connue d’avance ». Le Maire a réagi : « ça fait quand même 40 000€ ! » (A avancer monsieur le Maire !)
Mon point de vue: « Au lieu de financer la protection de la route des Tamarins, voilà des travaux en souffrance qui mériteraient une toute autre considération, même si nous ne sommes pas en période électorale… »!
Les comptes de 2008, l’année de toutes les campagnes… (Affaire N°5)
« On fait dire n’importe quoi aux chiffres », déclaration du Maire...
L’exécution budgétaire de cette année de campagne (d’investissements) a donné les résultats suivants :
« Après balance des restes à réaliser, la section d’investissements présente un déficit de 1 791 390,66€, ce montant viendra impacter le budget de 2009 (au Budget Supplémentaire). Affaire à suivre…
Eau potable, des recommandations de la DRASS (Affaire N°11)
La qualité des eaux destinées à la consommation fait l’objet d’une surveillance de la part de la DRASS. Après contrôle des eaux distribuées dans nos foyers la DRASS recommande : « Un programme de travaux et d’amélioration de la qualité de l’eau doit être arrêté en ce qui concerne la turbidité (teneur en boue...). Les dépassements réguliers démontrent la vulnérabilité des captages et font apparaître la nécessité d’étudier une solution durable. Il convient de mettre en service une unité de filtration ! ». A ma question « y a-t-il un projet pour répondre à ces recommandations ? ». La réponse je vous la livre: « Non! Les gens préfèrent de l’eau un peu sale au lieu de pas d’eau au robinet ... ». Que dire ? Que chacun prenne ses responsabilités ! Voilà des besoins en souffrance ! Voilà où il faut investir ! Voilà une problématique à s’approprier d’urgence: Une eau de qualité pour une ville de qualité... c’est vital !
Comment faire dire n’importe quoi au projet, ou encore comment faire illusion !
La formation des élus (Affaire N°15)
Comme chacun le sait, dans mon programme il était prévu une formation à dispenser à tous les élus. « Les élus seront outillés pour accomplir pleinement et sereinement leur mission. »
Des élus de cette majorité partent en congrès en Guyane ou ailleurs et au lieu de débiter la ligne budgétaire prévue à cet effet (mais non provisionnée, par manque de rigueur...) on débite la ligne budgétaire de la formation (provisionnée pour faire illusion). Je dénonce cette pratique aussi bien sur la forme et que sur le fond ; et croyez-moi ce n’est pas un détail !
Sur la forme parce que l’on donne aux citoyens l’illusion d’une dépense au titre de la formation alors qu’il n’en est rien ! Vous avez comme moi entendu dire en période électorale « La formation des élus nous aussi on fait »...
Sur le fond parce qu’il y a des règles en comptabilité publique. La ligne budgétaire concernée aurait dû être provisionnée ! Puisque tel n’est pas le cas c’est une décision modificative qui aurait dû être demandée à l’assemblée ! Après autant d’années de soi-disant pratique... !
Les vertus de la démocratie, au profit de la médiathèque. (Affaire N°21)
Dans ma dernière lettre j’écrivais « La médiathèque des Avirons ne va pas sortir de terre, mais sera posée sur les anciennes toilettes du stade de football! (…), j’ai formulé une ultime requête pour, malgré tout, construire durablement : Ne pas poser la médiathèque sur ces toilettes, les détruire afin d’optimiser l’intégration et favoriser l’architecture de l’ensemble! Croyez-moi c’est en toute objectivité que j’ai demandé cette modification de projet ; c’est alors que l’affaire N°21 a été présentée:
Le Maire: « Il est rappelé au conseil municipal que le projet de médiathèque implique la démolition et la construction d’un nouvel ensemble de vestiaires » !!
C’est une sage décision pour la commune, mais cependant ce qui est regrettable c’est qu’il ait fallu procéder ainsi. Il aurait été préférable d’intégrer ces travaux dans le projet initial de la médiathèque pour des raisons évidentes de montage technique et financier !
Par contre, sachant à qui j’ai à faire, il faut s’attendre à entendre tout et n’importe quoi pour disqualifier ma démarche et mes points de vue ; peu importe pourvu que la commune gagne. Je vous propose de m’accompagner dans cette démarche de démocratie participative et de construction durable de la Cité ! Tel est le sens de mon engagement !
Les Avironnais s’expriment !
Des questions et remarques me sont parvenues:
« Voilà bientôt 10 ans que j'habite aux Avirons et j'ai malheureusement pu constater à de trop nombreuses occasions "l'efficacité" de l'équipe municipale et son clientélisme(…). Suite à la réception de votre lettre, je me permets de vous adresser ce message pour vous faire part de ce qui n'est qu'un détail mais qui a le don de m'énerver quatre fois par jour.
La municipalité a fait procéder au confortement de l'allée du cimetière et dans le cadre de ces travaux, le passage piéton face au champion a été repeint. Résultat : les piétons qui veulent traverser se retrouvent en plein milieu de la rue du cimetière !!
Pourquoi ne pas avoir profité de l'occasion pour déporter légèrement ce passage, si possible en aménageant un trottoir ou au moins une bande blanche au sol pour permettre aux piétons qui veulent se diriger vers le bas de la rue de le faire en sécurité après avoir traversé ? Que se passera-t-il le jour où, dans les embouteillages quotidiens auxquels nous avons droit, une mère traversera avec un enfant dans une poussette (ou tout autre engin sur roues) et que suite à sa rencontre avec un automobiliste la poussette dévalera la pente... jusqu'au cimetière ? Quel était le cahier des charges et quelles sont les compétences de l'élu ou de l'employé qui a réceptionné les travaux ? J'ai peur d'avoir la réponse à ces questions. »
Bon courage, cordialement.
Merci de me faire parvenir vos réactions: grondinjacky@wanadoo.fr
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